Slow life

2 novembre, 2009

Aux Etats Unis est né le concept de slow life en opposition à la course effrénée au profit qui génère stress, suicide, dépression nerveuse, addiction aux somnifères et aux drogues dures, lieu même de la naissance du capitalisme (anglo-saxon à l’origine) !!! Le revers de la médaille arrive enfin ! Ce concept s’accompagne d’autres concepts tels que la slow food, le slow travail, le slow sexe (!!), la slow house, la slow education, etc… Cela oblige ceux qui adhèrent au mouvement à repenser leur mode de vie, à vivre en accord avec leur environnement, avec leurs proches mais aussi avec eux-mêmes. Le mouvement fait des petits ; il existe en Norvège l’Institut mondial de la lenteur !! Certes tout ceci est séduisant mais pas simple à adopter.

Marquer

26 octobre, 2009

Devons-nous affubler nos enfants de vêtements de marque ou bien faire de la résistance? De notre point de vue d’adultes la résistance semble aller de soi mais du point de vue des enfants il en est tout autrement. Dès l’école primaire les marques semblent être comme une seconde peau pour eux, un signe de reconnaissance, une question de vie ou de mort !!! Cela peut paraître excessif de donner autant d’importance à une marque, mais le signe que représente la marque est essentiel, existentiel pour l’enfant qui chercher à s’identifier, à se reconnaître et à être reconnu. Sans cette marque l’enfant est rejeté, exclu de son cercle d’amis, comme si l’amitié se résumait à cela… Il semble en effet que pendant ces quelques années où le jeune est vulnérable, l’amitié repose davantage sur l’apparaître que sur l’être. Sommes-nous vraiment des exemples pour eux? Peut-être en tant que parents faisons-nous des efforts… mais la société que nous leur préparons est loin d’être exemplaire en matière de morale, de respect de l’autre pour ce qu’il est et non pour ce qu’il paraît être…. Notre belle société du spectacle qui donne à voir bien plus qu’elle ne donne à penser !!! N’abdiquons pas pour autant !! J’ai l’outrecuidance de penser que les valeurs que je défends ne sont pas celles de la société dans laquelle je vis…je n’en achèterai pas moins des marques à mes enfants si cela est facteur d’intégration, tout en fixant mes conditions !!! Etre “belle”, certes, mais sans se taire pour autant…
Pas de photo de marque pour illustrer cet article, quel dommage !!!

Cela est-il vain?

17 octobre, 2009

Cela vaut-il la peine de faire quelques efforts en matière de développement durable alors que tu vois tes voisins qui s’en tamponnent le coquillart (excusez l’expression)?? Nous avons dit adieu à  la télé, au micro-ondes, nous recyclons nos déchets (comme les voisins je l’espère), nous faisons notre composte, nous évitons la fréquentation des grandes surfaces, etc….. Alors quand nos voisins reviennent du supermarché le coffre du 4*4 plein de belles choses bien emballées, bien ionisées, bien made in china, bien colorées !!!! Les enfants sont scotchés devant la télé dès potron minet et dès le retour de l’école…. Je me vois difficilement aller leur faire la morale !!!! C’est absolument décourageant de savoir que beaucoup n’ont pas encore conscience des dangers de leur mode de vie, non seulement pour la planète mais aussi pour eux et pour leurs enfants. Nos efforts sont-ils vains?
Où sont les autres?

L’humour et la burqa

24 août, 2009

Un article du Monde (oui encore !!), signé magistralement de Pierrette Fleutiaux (un écrivain dont je n’ai lu aucun roman, à mon grand désespoir) nous cause encore du port de la burqa (pardon du niqab)… Mais avec humour et dérision : jugez vous-même. Elle commence par affirmer que “la femme est un être faible, concupiscent, tout entier la proie de pulsions condamnables”. Le niqab ne semble donc pas suffisant pour étouffer cette pécheresse… Si la femme est vraiment muselée, elle ne pourra plus effectuer les tâches ménagères auxquelles elle est destinée : problème. La proposition de Pierrette est de faire porter le niqab par les hommes !!! Ses arguments sont les suivants : 1) Lorsque la femme marche derrière l’homme elle peut le contempler à loisir et imaginer tant de choses peu vertueuses ; 2) Privée de son homme dans la journée elle sera toute à lui le soir ; 3) Dans les rues, elle ne croisera que son image et y verra comme “le miroir de sa propre indécence” ; 4) Faire porter le niqab à la femme c’est supposer l’homme libidineux et “faible devant ses désirs”, alors qu’il a en lui “la force de l’âme et le respect naturel de l’ordre divin. L’homme n’a rien à craindre des misérable appâts de la femme” ; 5) La faiblesse de la raison féminine ne peut que “nuire aux hommes”, ainsi la femme ne doit pas prendre en charge les tâches domestiques, elle est incapable de s’occuper des hommes, maris et fils et doit bien plutôt s’intéresser à la politique afin que “ses miasmes ne corrompent plus le foyer de l’homme” !!!!!!!!!!!!!! Pierrette termine : “la dignité de l’homme exige qu’il porte la burqa”. Magnifique, merveilleux, d’humour, de dérision, et d’inversion des rôles.

NB : le niqab est plus hermétique que la burqa….

Sommeil

20 août, 2009

Un article du Monde daté de ce week-end rapporte des expériences faites par des chercheurs américains sur le sommeil. Les personnes qui ont besoin de peu de sommeil (6H par nuit) seraient porteuses d’un gène mutant !! Les insomnies ne seraient pas pathologiques mais seulement génétiques et aucun traitement ne saurait modifier notre temps de sommeil. Et ceux qui dorment moins ont un sommeil certes plus court mais plus profond et plus efficace !! On est rassuré. Aurait-on trouvé le gène du sommeil ? Si tel est le cas alors les laboratoires pourrait chercher des médicaments agissant sur le gène en question et réduisant le temps de sommeil nécessaire…. Dormez moins pour travailler plus !!!

Marylin

11 août, 2009

Marylin Monroe, cette icône blonde, est devenue un des mythes du XXème siècle. Mais que reste-t-il de cette femme sinon l’image d’une blonde pulpeuse, sexy et écervelée, morte prématurément d’une overdose de barbituriques ? Et pourtant le mythe est réducteur et Marylin n’est évidemment pas que cela. C’est aussi une enfance malheureuse, une adolescente qui vend son corps aux producteurs et une femme qui ne parvient pas à se défaire de cette image. Qui ne veut plus être Norma Jeane Mortenson, qui se perd dans Marylin Monroe, qui veut être Marylin Monroe mais une Marylin aimée et non adulée. Une identité en mille morceaux qu’elle noit dans l’alcool et les médicaments mais aussi dans les hommes qui l’ont beaucoup exploitée. Je viens de terminer Marylin, dernières séances, de Michel Schneider, livre à l’origine du documentaire sur France2 en juillet, où l’écrivain romance les relations entre Marylin et son dernier psy, pendant les deux dernières années de sa vie. Cela fait beaucoup de dernières, mais n’est-ce pas à la fin d’une vie que l’on saisit le mieux ce qui a été vécu, ressenti, ce que l’on est ou n’est pas, nos souffrances et nos joies ? Marylin semble avoir été assassinée, mais elle savait qu’elle mourrait jeune, qu’une vie aussi intense et paroxystique ne pouvait durer. Certes elle était très attachée à son image car c’est ce qui la faisait exister, elle n’était reconnue qu’en blonde pulpeuse et jouait bien son rôle. Elle lisait et écrivait des poèmes ; elle a rencontré Laurence Olivier avec qui elle aurait voulu tourner…. Maryline jouant Lady Macbeth !!!! Laurence Olivier lui-même s’est bien moqué d’elle. Finalement Marylin n’a pu jouer que son propre rôle, sa propre vie….

Bretagne

30 juillet, 2009


Une petite virée en Bretagne où nous avons pris le frais et dégusté des produits de la mer. Peu de touristes en ces contrées et c’est très bien comme cela ; enfin suffisamment pour que les alignements de Carnac ne soient plus en visite libre mais seulement en visite commentée. Les barbares que nous sommes sont à l’origine des dégradations des mégalithes érigés par nos lointains ancêtres. La question est de savoir pourquoi ces érections ? Il semblerait que le mystère demeure. Tout d’abord il faut éviter d’associer ces menhirs à celui d’Obélix ; nos ancêtres les gaulois ont vécu bien après ces hommes aux étranges coutumes ; ensuite les ossements retrouvés sous les dolmens (à ne pas confondre avec les alignements) ne représentent pas des sacrifices humains mais des anciennes tombes. Quant aux alignements qui datent de 3000 av JC ce serait une façon de délimiter un territoire, ou bien de s’orienter par rapport au soleil ; nos têtes pensantes n’en savent pas plus. Il est très difficile de faire abstraction de nos préoccupations contemporaines, de notre encrage culturel et politique afin de comprendre et d’interpréter ce travail titanesque. Il faut aussi savoir accepter qu’une part de mystère demeure dans un monde où la question du pourquoi est lancinante et où la science cherche à tout expliquer. Les érections ne sont pas vaines mais leur sens nous restent parfois caché.

Pas d’érection pour ces dames mais une promenade sur la plage ! Enfer et damnation !

En taule

29 juin, 2009

Un documentaire diffusé sur le site du Monde propose une approche brève mais instructive de la vie dans les prisons françaises à partir d’une réflexion sur le corps. Quatre anciens détenus sont interviewés et nous font partager leur passé cellulaire ou comment survivre dans quelques mètres carré, sans perdre son humanité, sans trop de dégradations physiques et psychologiques ; mais est-ce possible? Comment vivre ou survivre dans son corps lorsque tout est vain ? Que faire de ce corps qui prend toute la place alors que l’existence perd tout son sens? Vous y trouverez également trois interviews, une psychiatre (automutilations) et deux sociologues (sexe et musculation). Une petite demi-heure pour la dure réalité de la taule et contre les idées reçues ; en espérant que ceci ne soit pas vain.

Le corps incarcéré

L’humour et la psychanalyse

27 juin, 2009

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Dans Le mot d’esprit, Sigmund Freud, analyse la genèse du mot d’esprit, du comique et de l’humour. Il définit l’humour comme “moyen d’obtenir du plaisir en dépit des affects pénibles qui nous perturbent”. L’humour est un artifice qui nous permet de dompter des émotions dont on ne parviendrait pas à se libérer sans cela. L’humour fait “l’économie d’une dépense” de dégoût, d’horreur, d’irritation, de désespoir, de souffrance mais aussi de pitié, d’attendrissement. L’humour décharge l’affect pénible d’une part de son énergie pour lui donner en échange l’énergie de l’humour.
Les mécanismes de défense dont fait partie l’humour ne sont pas tous sains ; le refoulement peut être nocif et pathologique dans la mesure où il permet “l’oubli” d’un affect qui peut produire des déséquilibres psychologiques. La différence entre le refoulement pathologique et l’humour est que la conscience est à l’origine de l’humour alors que le refoulement est inconscient. Et c’est consciemment que l’humour nous défend d’un déplaisir annoncé.
Enfin, dit Freud, l’humour nous rappelle inconsciemment notre enfance, quand nous devions lutter et nous défendre contre de nombreux affects déplaisants et que nous parvenions à refouler ces affects. L ‘adulte qui a besoin de l’humour ne risque pas le refoulement pathologique, bien au contraire, il évite le désespoir.

L’humour et la politique

23 juin, 2009

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Dans un article de Politis, Guy Bedos révèle avoir été courtisé par “le teckel à poil dur” sans grand succès !! Il définit l’humour comme la “politesse du désespoir” et pense qu’on ne peut pas rire de tout… Un grand débat que je ne vais pas relancer ici. Concernant le désespoir il y aurait des choses à dire, notamment sur le lien entre humour et politique. Quand tout est vain il reste l’art pour nous sauver ou bien l’humour pour ceux qui n’ont ni l’imagination fertile ni l’âme créatrice. Ainsi lorsque l’on désespère de la politique sans pour autant déserter les urnes et oublier nos engagements citoyens, on peut prendre de la distance, tourner en dérision ce qui pourrait nous faire pleurer. A la question de la liberté d’expression Bedos répond que l’étau se resserre dans les médias sans que la censure se révèle ouvertement ; elle est plus insidieuse. Les journalistes sont quasiment tous formatés pour poser les bonnes questions aux bonnes personnes et les émissions de Bedos sont aujourd’hui classées X, reléguées à 2H du matin ! L’humour définit comme “rire de résistance” est à consommer sans modération. La déconfiture du PS et à ses luttes intestines, les Etats qui feignent de se préoccuper de l’environnement, la disparition du droit du travail, la privatisation des services publics, les guerres fratricides sur tous les coins de la planète ; face à cela je ne sais si l’humour est suffisant ; il est certes nécessaire mais pas suffisant. D’autres pourront préconiser une certaine dose d’insensibilité…