Marylin Monroe, cette icône blonde, est devenue un des mythes du XXème siècle. Mais que reste-t-il de cette femme sinon l’image d’une blonde pulpeuse, sexy et écervelée, morte prématurément d’une overdose de barbituriques ? Et pourtant le mythe est réducteur et Marylin n’est évidemment pas que cela. C’est aussi une enfance malheureuse, une adolescente qui vend son corps aux producteurs et une femme qui ne parvient pas à se défaire de cette image. Qui ne veut plus être Norma Jeane Mortenson, qui se perd dans Marylin Monroe, qui veut être Marylin Monroe mais une Marylin aimée et non adulée. Une identité en mille morceaux qu’elle noit dans l’alcool et les médicaments mais aussi dans les hommes qui l’ont beaucoup exploitée. Je viens de terminer Marylin, dernières séances, de Michel Schneider, livre à l’origine du documentaire sur France2 en juillet, où l’écrivain romance les relations entre Marylin et son dernier psy, pendant les deux dernières années de sa vie. Cela fait beaucoup de dernières, mais n’est-ce pas à la fin d’une vie que l’on saisit le mieux ce qui a été vécu, ressenti, ce que l’on est ou n’est pas, nos souffrances et nos joies ? Marylin semble avoir été assassinée, mais elle savait qu’elle mourrait jeune, qu’une vie aussi intense et paroxystique ne pouvait durer. Certes elle était très attachée à son image car c’est ce qui la faisait exister, elle n’était reconnue qu’en blonde pulpeuse et jouait bien son rôle. Elle lisait et écrivait des poèmes ; elle a rencontré Laurence Olivier avec qui elle aurait voulu tourner…. Maryline jouant Lady Macbeth !!!! Laurence Olivier lui-même s’est bien moqué d’elle. Finalement Marylin n’a pu jouer que son propre rôle, sa propre vie….