Sommeil

20 août, 2009

Un article du Monde daté de ce week-end rapporte des expériences faites par des chercheurs américains sur le sommeil. Les personnes qui ont besoin de peu de sommeil (6H par nuit) seraient porteuses d’un gène mutant !! Les insomnies ne seraient pas pathologiques mais seulement génétiques et aucun traitement ne saurait modifier notre temps de sommeil. Et ceux qui dorment moins ont un sommeil certes plus court mais plus profond et plus efficace !! On est rassuré. Aurait-on trouvé le gène du sommeil ? Si tel est le cas alors les laboratoires pourrait chercher des médicaments agissant sur le gène en question et réduisant le temps de sommeil nécessaire…. Dormez moins pour travailler plus !!!

Marylin

11 août, 2009

Marylin Monroe, cette icône blonde, est devenue un des mythes du XXème siècle. Mais que reste-t-il de cette femme sinon l’image d’une blonde pulpeuse, sexy et écervelée, morte prématurément d’une overdose de barbituriques ? Et pourtant le mythe est réducteur et Marylin n’est évidemment pas que cela. C’est aussi une enfance malheureuse, une adolescente qui vend son corps aux producteurs et une femme qui ne parvient pas à se défaire de cette image. Qui ne veut plus être Norma Jeane Mortenson, qui se perd dans Marylin Monroe, qui veut être Marylin Monroe mais une Marylin aimée et non adulée. Une identité en mille morceaux qu’elle noit dans l’alcool et les médicaments mais aussi dans les hommes qui l’ont beaucoup exploitée. Je viens de terminer Marylin, dernières séances, de Michel Schneider, livre à l’origine du documentaire sur France2 en juillet, où l’écrivain romance les relations entre Marylin et son dernier psy, pendant les deux dernières années de sa vie. Cela fait beaucoup de dernières, mais n’est-ce pas à la fin d’une vie que l’on saisit le mieux ce qui a été vécu, ressenti, ce que l’on est ou n’est pas, nos souffrances et nos joies ? Marylin semble avoir été assassinée, mais elle savait qu’elle mourrait jeune, qu’une vie aussi intense et paroxystique ne pouvait durer. Certes elle était très attachée à son image car c’est ce qui la faisait exister, elle n’était reconnue qu’en blonde pulpeuse et jouait bien son rôle. Elle lisait et écrivait des poèmes ; elle a rencontré Laurence Olivier avec qui elle aurait voulu tourner…. Maryline jouant Lady Macbeth !!!! Laurence Olivier lui-même s’est bien moqué d’elle. Finalement Marylin n’a pu jouer que son propre rôle, sa propre vie….

Bretagne

30 juillet, 2009


Une petite virée en Bretagne où nous avons pris le frais et dégusté des produits de la mer. Peu de touristes en ces contrées et c’est très bien comme cela ; enfin suffisamment pour que les alignements de Carnac ne soient plus en visite libre mais seulement en visite commentée. Les barbares que nous sommes sont à l’origine des dégradations des mégalithes érigés par nos lointains ancêtres. La question est de savoir pourquoi ces érections ? Il semblerait que le mystère demeure. Tout d’abord il faut éviter d’associer ces menhirs à celui d’Obélix ; nos ancêtres les gaulois ont vécu bien après ces hommes aux étranges coutumes ; ensuite les ossements retrouvés sous les dolmens (à ne pas confondre avec les alignements) ne représentent pas des sacrifices humains mais des anciennes tombes. Quant aux alignements qui datent de 3000 av JC ce serait une façon de délimiter un territoire, ou bien de s’orienter par rapport au soleil ; nos têtes pensantes n’en savent pas plus. Il est très difficile de faire abstraction de nos préoccupations contemporaines, de notre encrage culturel et politique afin de comprendre et d’interpréter ce travail titanesque. Il faut aussi savoir accepter qu’une part de mystère demeure dans un monde où la question du pourquoi est lancinante et où la science cherche à tout expliquer. Les érections ne sont pas vaines mais leur sens nous restent parfois caché.

Pas d’érection pour ces dames mais une promenade sur la plage ! Enfer et damnation !

En taule

29 juin, 2009

Un documentaire diffusé sur le site du Monde propose une approche brève mais instructive de la vie dans les prisons françaises à partir d’une réflexion sur le corps. Quatre anciens détenus sont interviewés et nous font partager leur passé cellulaire ou comment survivre dans quelques mètres carré, sans perdre son humanité, sans trop de dégradations physiques et psychologiques ; mais est-ce possible? Comment vivre ou survivre dans son corps lorsque tout est vain ? Que faire de ce corps qui prend toute la place alors que l’existence perd tout son sens? Vous y trouverez également trois interviews, une psychiatre (automutilations) et deux sociologues (sexe et musculation). Une petite demi-heure pour la dure réalité de la taule et contre les idées reçues ; en espérant que ceci ne soit pas vain.

Le corps incarcéré

L’humour et la psychanalyse

27 juin, 2009

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Dans Le mot d’esprit, Sigmund Freud, analyse la genèse du mot d’esprit, du comique et de l’humour. Il définit l’humour comme “moyen d’obtenir du plaisir en dépit des affects pénibles qui nous perturbent”. L’humour est un artifice qui nous permet de dompter des émotions dont on ne parviendrait pas à se libérer sans cela. L’humour fait “l’économie d’une dépense” de dégoût, d’horreur, d’irritation, de désespoir, de souffrance mais aussi de pitié, d’attendrissement. L’humour décharge l’affect pénible d’une part de son énergie pour lui donner en échange l’énergie de l’humour.
Les mécanismes de défense dont fait partie l’humour ne sont pas tous sains ; le refoulement peut être nocif et pathologique dans la mesure où il permet “l’oubli” d’un affect qui peut produire des déséquilibres psychologiques. La différence entre le refoulement pathologique et l’humour est que la conscience est à l’origine de l’humour alors que le refoulement est inconscient. Et c’est consciemment que l’humour nous défend d’un déplaisir annoncé.
Enfin, dit Freud, l’humour nous rappelle inconsciemment notre enfance, quand nous devions lutter et nous défendre contre de nombreux affects déplaisants et que nous parvenions à refouler ces affects. L ‘adulte qui a besoin de l’humour ne risque pas le refoulement pathologique, bien au contraire, il évite le désespoir.

L’humour et la politique

23 juin, 2009

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Dans un article de Politis, Guy Bedos révèle avoir été courtisé par “le teckel à poil dur” sans grand succès !! Il définit l’humour comme la “politesse du désespoir” et pense qu’on ne peut pas rire de tout… Un grand débat que je ne vais pas relancer ici. Concernant le désespoir il y aurait des choses à dire, notamment sur le lien entre humour et politique. Quand tout est vain il reste l’art pour nous sauver ou bien l’humour pour ceux qui n’ont ni l’imagination fertile ni l’âme créatrice. Ainsi lorsque l’on désespère de la politique sans pour autant déserter les urnes et oublier nos engagements citoyens, on peut prendre de la distance, tourner en dérision ce qui pourrait nous faire pleurer. A la question de la liberté d’expression Bedos répond que l’étau se resserre dans les médias sans que la censure se révèle ouvertement ; elle est plus insidieuse. Les journalistes sont quasiment tous formatés pour poser les bonnes questions aux bonnes personnes et les émissions de Bedos sont aujourd’hui classées X, reléguées à 2H du matin ! L’humour définit comme “rire de résistance” est à consommer sans modération. La déconfiture du PS et à ses luttes intestines, les Etats qui feignent de se préoccuper de l’environnement, la disparition du droit du travail, la privatisation des services publics, les guerres fratricides sur tous les coins de la planète ; face à cela je ne sais si l’humour est suffisant ; il est certes nécessaire mais pas suffisant. D’autres pourront préconiser une certaine dose d’insensibilité…

Clafoutis fruits rouges

20 juin, 2009

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Une gourmandise d’un autre genre ;

125gr de farine
100gr de sucre
3 oeufs
30cl lait

Mélange à verser sur des cerises non dénoyautées (sacrilège!), des fraises, des cassis, des framboises, selon l’humeur. Cuire 25 à 30 mn four 180°. Attention de ne pas l’oublier dans le four, il faut qu’il caramélise mais reste fondant, sinon il devient caoutchouteux !

Good morning

19 juin, 2009

goodmorning

Hier soir nous sommes allés voir

Good morning England

une comédie musicale déjantée sur les débuts difficiles des radios libres qui diffusent une musique immorale, subversive, et propre à  pervertir les bonnes moeurs de l’Angleterre victorienne, le rock n’roll !! Les hors la loi émettent depuis un bateau sur lequel la gent féminine n’est admise qu’à  de très rares occasions… Ce qui les réunit est évidemment leur passion pour cette musique du diable, dont ils nous gratifient de morceaux rentrés dans l’histoire. Chacun a une personnalité très marquée ; l’idiot, le sexe symbole, le DJ, le leader, le bouc-émissaire, le puceau, l’américain, le bigleux, le hippie, le noir, celui qui croit à  l’amour éternel et la lesbienne (pas une femme!!) en cuisine. Kenneth Branagh joue le rôle du ministre britannique, chantre de la vertu et des bonnes moeurs, chargé de museler cette radio, ces suppôts de satan que les anglais écoutent à  80%….Jouissif !!!

L’art sauve l’homme de la vacuité.

La vague

16 juin, 2009

Un film intitulé La vague est sorti il y a quelques semaines, dans la plus grande discrétion. Je me suis procurée le livre et tout est écrit pour être adapté au cinéma, mais le fond du livre est marquant. Ben, un professeur d’histoire, pour faire comprendre à ses élèves comment le nazisme s’est tranquillement installé en Allemagne, les prend comme cobayes et leur propose une expérience. Il crée La vague, un mouvement basé sur la discipline, la force et l’action, mouvement qui enthousiasme les lycéens mais aussi le prof grisé par le pouvoir que cela lui confère. Les élèves perdent leur liberté et obéissent aveuglément aux ordres du chef, constituent un collectif prêt à tout pour défendre La vague. Cependant, la résistance ne tarde pas à se constituer…. La suite en lisant La vague de Todd Strasser, éditions Pocket. Où comment un manipulateur peut transformer un groupe d’étudiants pacifistes en un mouvement politique dictatorial, et l’histoire peut recommencer.

Chez l’oiseau

15 juin, 2009

vanité à plumes
Vanité à plumes

La vanité n’est pas le propre des oiseaux mais plutôt le propre de l’Homme. Il y aura beaucoup à  dire.

Vanités des vanités, tout est vanité

crie l’Ecclésiaste de désespoir devant l’illusion de la toute puissance de l’Homme, qui croit, qui veut, qui désire à  l’infini, mais qui obtient si peu…

Pas mal pour un premier pas dans la blogosphère ; la femme aussi est vaniteuse !!!